Profits record pour les pétroliers, AB InBev pénalisé par la Chine et ING supprime des postes
Une journée chargée en résultats montre comment la crise énergétique fait des gagnants et des perdants ; Volkswagen a aussi plongé dans le rouge.
Les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine valent aux grands groupes pétroliers des bénéfices exceptionnels. TotalEnergies a plus que doublé son bénéfice net au troisième trimestre, à 8,3 milliards de dollars, Shell a atteint 12,1 milliards de dollars et l'espagnol Repsol a quadruplé son bénéfice sur les neuf premiers mois, rapporte La Libre. Selon Business AM, les marges de raffinage de Shell ont atteint le niveau inédit de 42 dollars le baril, et Shell rachètera pour 5 milliards de dollars de ses propres actions au cours des trois prochains mois. La RTBF explique que c'est surtout le raffinage qui dope les bénéfices : avec des installations détruites au Moyen-Orient et en Russie, ceux qui produisent encore gagnent bien davantage par litre. Greenpeace évalue à 1,26 milliard d'euros les surprofits réalisés en Belgique sur l'essence et le diesel, écrit la RTBF.
Pour AB InBev, la journée a été moins faste. Le brasseur a vu son chiffre d'affaires progresser de 4,9 % au troisième trimestre, à 16,5 milliards de dollars, porté notamment par les bières sans alcool, dont les revenus ont bondi de 35 %, indique La Libre. HLN souligne aussi le succès des cocktails prêts à boire. Le dividende intérimaire passe de 0,15 à 0,40 euro par action. Le titre a pourtant reculé de 3,23 %, à 70,68 euros, écrit La Libre dans son compte rendu boursier : les ventes en Chine ont chuté de 16 %. Business AM relève une marge en léger recul, en raison de matières premières plus chères et de dépenses marketing accrues. De Tijd parle de chiffres accueillis tièdement ; le Bel20 a néanmoins clôturé en hausse de 0,42 %, grâce au groupe pharmaceutique UCB.
Chez ING, le bénéfice net a progressé à 1,85 milliard d'euros, un peu moins qu'attendu par les analystes, indique Business AM. La banque néerlandaise réorganise sa division banque d'affaires et y supprimera quelque 400 emplois à partir de mars. Selon une source citée par Belga, 12 postes sont concernés en Belgique, écrit La Libre. Ailleurs, les nouvelles étaient plus sombres : Volkswagen a essuyé une perte de 5,8 milliards d'euros au troisième trimestre, principalement en raison d'une dépréciation chez sa filiale Porsche, d'activités faibles en Chine et de coûts de restructuration, rapporte HLN.