Les investisseurs sanctionnent Alphabet pour ses recettes publicitaires en berne, Amazon recule après la clôture
Une chute record de la maison mère de Google entraîne le Nasdaq, au lendemain du statu quo de la Fed sur les taux.
Alphabet, la maison mère de Google, a connu jeudi la plus forte chute boursière de son histoire. Le titre a perdu jusqu'à 14 % en séance, indique Trends, et quelque 500 milliards de dollars de capitalisation se sont envolés, écrivent De Tijd et HLN. Selon Het Nieuwsblad, l'action est tombée à son plus bas niveau en six mois. En cause, les résultats trimestriels publiés mercredi soir : le chiffre d'affaires de 127,6 milliards de dollars et le bénéfice sont restés inférieurs aux attentes, et le bénéfice net a reculé d'un quart, rapporte Business AM.
Les investisseurs s'inquiètent surtout de la publicité liée à la recherche, qui représente encore près des deux tiers des revenus, écrit La Libre. Elle a manqué les attentes de 1,4 milliard de dollars, et le directeur commercial Philipp Schindler a lui-même pointé le mode IA du moteur de recherche, selon Business AM. D'après De Tijd, les investisseurs craignent que les agents d'IA rongent le modèle économique de Google. Dans le même temps, le chiffre d'affaires de Google Cloud a plus que doublé, mais les lourds investissements dans l'infrastructure d'IA ont fait plonger le flux de trésorerie disponible à moins 9,1 milliards de dollars.
Cette chute a fait plonger le Nasdaq, à forte coloration technologique, rapporte De Tijd. Microsoft a vu ses activités cloud progresser de 30 %, mais son titre a lui aussi clôturé en baisse, et l'éditeur de logiciels ServiceNow a perdu plus d'un quart après des prévisions décevantes. Amazon a suivi après la clôture : son chiffre d'affaires a progressé de 12 %, à 201,9 milliards de dollars, et sa division cloud AWS a crû plus vite que prévu, indique Trends. L'action a pourtant reculé de 7 % hors séance, car les prévisions pour le quatrième trimestre ont peu convaincu et le patron Andy Jassy a annoncé des investissements nettement plus élevés pour 2027, écrit De Tijd.
Les indicateurs économiques ont quelque peu soutenu la Bourse. L'économie américaine a progressé de 3,4 % en rythme annualisé au troisième trimestre, plus que prévu, rapporte La Libre. La banque centrale américaine a maintenu mercredi soir son taux entre 3,75 et 4 % et entend attendre les élections de mi-mandat de la semaine prochaine, selon Business AM ; les opérateurs jugent élevée la probabilité d'une hausse des taux en décembre. L'indicateur d'inflation suivi par la Fed, l'indice PCE, est monté à 3,6 % en septembre, indique Trends.