Pas de bande exemptée de vignette à la frontière française, le Westhoek envisage un recours
Le ministre flamand Ben Weyts ne veut pas de zones tampons pour la vignette routière, au grand dam des communes frontalières qui craignent pour leur clientèle française.
Le vice-ministre-président flamand Ben Weyts (N-VA) ne donne pas suite à la demande des communes frontalières d'instaurer des zones tampons lors de l'introduction de la vignette routière. C'est ce qui ressort d'une réponse du ministre au député flamand Jasper Pillen (Anders), rapporte la VRT NWS. Selon Ben Weyts, une zone tampon ne ferait que déplacer le problème, et un régime distinct pour certaines routes ou certains corridors n'est pas retenu non plus, au nom de l'égalité de traitement et du contrôle. Les effets seront toutefois suivis après l'entrée en vigueur, et des vignettes de durées de validité différentes seront proposées.
À partir du 1er mai 2027, les conducteurs étrangers devront disposer d'une vignette numérique pour circuler sur les autoroutes et les routes régionales flamandes ; la vignette annuelle coûte 125 euros. Le Westhoek craint surtout que les clients français ne viennent plus. La concertation du Westhoek a interrogé environ quatre-vingts commerçants, dont 56 jugent la clientèle française importante, voire cruciale. Des parcs d'attractions comme Bellewaerde et Plopsaland pourraient aussi en pâtir, selon les bourgmestres.
Christophe Dejaegher (CD&V), président de la concertation du Westhoek, se dit déçu et parle de discrimination. Il souligne que l'Autriche prévoit des zones d'exception et que la France ne perçoit de péage que bien au-delà de la frontière. Le décret n'est pas encore prêt, mais les bourgmestres examinent la possibilité d'une action en justice, rapportent la VRT NWS et HLN.