Sondage commandé par des centres d'avortement : 54 % favorables à un délai au-delà de douze semaines
Seize organisations s'appuient sur l'enquête de LUNA pour réclamer dix-huit semaines dans une lettre ouverte.
Une enquête menée auprès de 2.523 personnes, commandée par LUNA abortuscentra vzw, indique que 54 % des personnes interrogées sont favorables à un allongement du délai d'avortement, la plupart à au moins dix-huit semaines, rapporte Newsmonkey. Selon Het Nieuwsblad, 85 % estiment qu'un avortement après un viol doit être possible jusqu'à dix-huit semaines. Neuf personnes sur dix considèrent que la décision concernant une grossesse non désirée revient à la personne enceinte. L'enquête reposait sur des situations fictives ; les réponses "je ne sais pas" n'ont pas été comptées parmi les partisans ou les opposants.
La loi actuelle autorise l'avortement jusqu'à douze semaines après la conception, avec un délai de réflexion obligatoire de six jours. Les avis sur ce délai d'attente sont partagés : 53 % veulent le maintenir dans la loi, 30 % non, selon Newsmonkey.
Seize organisations féministes et de la société civile demandent dans une lettre ouverte de porter le délai légal de douze à dix-huit semaines, rapporte HLN. Un comité d'experts scientifiques avait déjà recommandé un délai d'au moins dix-huit semaines, mais cet avis est resté lettre morte sur le plan politique, écrivait auparavant la VRT NWS. À noter : les chiffres proviennent d'un sondage commandé par les centres d'avortement eux-mêmes.