samedi 31 octobre 2026 Édition compilée à 07h42 NL EN FR
← Tech · Autres tech
Tech · Autres techTech · Régulation

Bruxelles gèle pour un an les projets nationaux visant à tenir les enfants à l'écart des réseaux sociaux, la Belgique sans doute concernée

Bruxelles veut d'abord s'accorder sur un âge minimum européen et met en attente le projet de loi autrichien ; la France et la Grèce échappent à la pause.

· dernière mise à jour des sources do · 3 sources · The Korea Times, Heise, ORF
Illustration de cet article

La Commission européenne ne veut plus de nouvelles interdictions nationales des réseaux sociaux pour les enfants tant qu'il n'existe pas de cadre européen. Les projets de loi qui recoupent l'âge minimum européen envisagé seront reportés de douze mois, a déclaré jeudi le porte-parole Thomas Regnier, rapporte The Korea Times. Le cas concret était un projet autrichien qui n'aurait autorisé des plateformes comme Instagram, TikTok et Snapchat qu'à partir de 14 ans. En septembre, la Commission a elle-même proposé d'écarter les enfants de moins de 13 ans et de n'autoriser jusqu'à 15 ans qu'un accès limité et encadré, dans une proposition baptisée EU Kids Act.

Selon Heise, les États membres doivent notifier à la Commission leurs projets de loi nationaux touchant aux règles numériques, et la Pologne et la Belgique ont elles aussi déposé des propositions. Le média technologique allemand s'attend à ce qu'elles soient également reportées pour l'instant. La situation est différente pour la France et la Grèce, qui ont déposé leurs projets avant que la proposition européenne soit sur la table. La Grèce a déjà annoncé que les jeunes de moins de 15 ans ne pourront plus utiliser les réseaux sociaux à partir du 1er janvier 2027. La Commission doit encore se prononcer sur l'Italie et la Slovaquie.

Bruxelles craint une mosaïque d'âges minimums difficile à faire respecter et qui rendrait les États membres moins pressés d'adopter la loi européenne. La Commission espère que les États membres et le Parlement européen parviendront à un accord d'ici quelques mois, mais selon Heise, cela pourrait aussi prendre des années. En Autriche, la décision a été mal accueillie, rapporte la radiotélévision publique ORF. Le vice-chancelier Andreas Babler veut mener la procédure nationale assez loin pour que l'interdiction entre en vigueur dès l'expiration du délai européen, au plus tôt fin juillet 2027.

Une erreur dans cet article ? Signalez-la.