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Nvidia sous une double loupe : questions sur Hugging Face et révélations d'espionnage autour de Jensen Huang

Le ministère américain de la Justice s'interroge sur la concurrence dans le rachat de la plateforme d'IA, tandis qu'une enquête de presse met en lumière les contacts du patron avec une source chinoise présumée.

· dernière mise à jour des sources vr · 4 sources · Heise, VRT NWS, CNBC +
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Le ministère américain de la Justice veut savoir comment le rachat prévu de Hugging Face par Nvidia affecterait la concurrence dans l'IA. C'est ce qu'a rapporté l'agence Reuters sur la foi de deux sources proches du dossier ; CNBC l'a confirmé avec sa propre source et Heise en a détaillé les contours. Nvidia a annoncé en septembre l'achat de la plateforme, lieu central de partage de modèles d'IA et de jeux de données, pour 12,93 milliards de dollars et espère le finaliser au premier semestre 2027. Les enquêteurs examinent si Nvidia pourrait se servir de ce point de distribution pour désavantager ses concurrents. Selon Nvidia, plus de 18 millions de personnes et 200.000 entreprises utilisent la plateforme ; le fabricant de puces promet qu'elle restera ouverte aux fournisseurs concurrents de puces, de cloud et de modèles.

Ces questions s'ajoutent à une enquête plus large sur les pratiques de Nvidia, lancée sous la présidence de Joe Biden. Selon Reuters, cité par Heise, la Justice s'intéresse aussi à l'accord de licence de 17 milliards de dollars conclu en décembre 2025 avec la jeune pousse Groq, ainsi qu'aux rachats de Run:ai et SchedMD. Une enquête ne signifie pas en soi qu'une faute a été commise.

Parallèlement, le New York Times a publié des révélations touchant le patron de Nvidia, Jensen Huang. VRT NWS et CNBC les résument : les services de renseignement américains ont surveillé Alice Huang, ressortissante chinoise et cadre de l'entreprise singapourienne de centres de données Megaspeed, soupçonnée d'espionner pour Pékin. Elle aurait entretenu pendant un an des contacts étroits avec le patron de Nvidia, à qui rien n'est reproché. Selon Engadget, il n'a reçu aucun avertissement des autorités. D'après le quotidien, le président Trump était au courant mais n'est pas intervenu. Nvidia parle de rencontres ordinaires avec des clients et a déclaré à CNBC que les accusations de détournement de puces avaient déjà été examinées et réfutées. La Chine dénonce des spéculations infondées.

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