L'Irlande soutient la croissance de la zone euro, la France se contracte et reçoit un avertissement de Fitch
La zone euro a progressé de 0,4 % au troisième trimestre, mais moitié moins sans l'Irlande ; l'inflation française grimpe à 3,4 %.
L'économie de la zone euro a progressé de 0,4 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation d'Eurostat. Trends indique, sur la base de l'agence ABM, que le rythme est un peu inférieur aux 0,6 % du deuxième trimestre. Business AM souligne que ce chiffre est fortement influencé par l'Irlande, dont l'économie a bondi de 5,5 % ; sans elle, la croissance aurait été de 0,2 %. L'Allemagne a affiché 0,2 % et l'Espagne 0,6 %, tandis que l'Italie a fait du surplace.
La France s'est contractée de 0,1 %, son troisième trimestre d'affilée sans croissance ou en recul, écrit Business AM sur la base de l'Insee. La consommation des ménages a progressé de 0,4 %, mais l'investissement a reculé de 0,6 % et le commerce extérieur a amputé le PIB de 0,6 point. L'inflation française est passée de 3,1 à 3,4 % en octobre, tandis qu'en Espagne elle est restée à 4,9 %, rapporte Trends. En Allemagne, l'inflation est retombée de 3,3 à 2,8 %, surtout grâce à une nouvelle baisse des taxes sur les carburants, selon Business AM.
Vendredi soir, l'agence de notation Fitch a annoncé faire passer la perspective de la note française de stable à négative, rapportent HLN et De Morgen. La note reste à A+, mais une dégradation devient possible. Fitch invoque, selon La Libre, une croissance plus faible, un nouveau dérapage budgétaire, des taux plus élevés et une fragmentation politique persistante. Le ministre français de l'Économie Roland Lescure juge absolument nécessaire d'adopter d'ici la fin de l'année un budget visant un déficit de 5 %.
Sur le marché du travail, la situation est stable mais moins favorable qu'il y a un an. Le chômage dans la zone euro est resté à 6,5 % en septembre, contre 6,3 % en septembre 2025, indique Business AM sur la base d'Eurostat. Chez les moins de 25 ans, il est passé de 15,1 à 15,4 %. En septembre, l'inflation de la zone euro a atteint 3,8 %, son plus haut niveau en trois ans, ce qui pousse certains économistes à mettre en garde contre la stagflation, selon Business AM.